"MOI, UN POETE" , SALIN-BORTALIS Juvénilla (Guadeloupe)
MOI, UN POÊTE
Quand, dans un moment de solitude, je prends pour moi, du temps
Laissant ainsi, mes souvenirs s'envoler avec le vent,
J'apprends alors à écouter mon coeur.
A cet instant, je deviens une petite fille sans peur.
Dos droit, sourire aux lèvres,
Les mains pleines de courage,
Je travaillais sans trève,
Mêlant ma rage à mon âge.
J'ai décidé de comprendre la vie.
A la tête de la mienne résidait la poésie.
Cette femme d'honneur,
Qui se contente de tous : de la joie à la frayeur.
Rien ne la dérange, tous l'arrange.
Elle façonne ses écrits avec la grâce d'un ange.
Un mot peut en devenir un autre : Entre bon et con, une lettre change,
Mais elle a toute son importance.
Des fruits de cette femme je mange,
Et ouvrant les yeux, mon ancienne vie, je range.
Avec elle, j'en construit et cultive une autre,
Je ne tiens plus à rester dans l'ignorance.
Depuis, cette femme d'honneur a pris ma main en otage.
De ses contextes vrais peuvent ressortir,
Pensées nobles, comme louis XV, au plaisir,
Avec parfois, des gens pauvres,comme moi et mon âge.
Seuls, sur les lignes le bon et le mauvais, tendres amants,
Pour toujours s'enlacent, pour des contes, plus que touchant.
Dans mes voyages pleins de passion,
Corneille m'a initié à l'illusion.
Lors de mes nuits de chagrins, Maurice Carême et moi,
Avons fleurté avec la tristesse dans l'émoi.
Quand je voulais faire rire, mais que nul pensées, ne se manifestaient,
Molière, tel un gentil homme m'a de son humour remontée;
Et quand je pleurais de douleur,
C'est Rimbault qui s'est proposé de sécher mon coeur.
Mais à la mort de mon grand-père,
Victor Hugo m'a remis pour sa tombe un bouquet de houx vert.
Tant d'histoire comme celles-ci, hantent mon âme,
Mais se sont mes repères de gente dame.
Grâce à cette femme d'honneur, je suis devenue un poète noble de coeur.
Ainsi, la prison de la vie s'est énanouie,
Laissant une une petite fleur, qui elle, s'épanouie
"MOI, UN POETE" , SALIN-BORTALIS Juvénilla (Guadeloupe) chapoupoute@hotmail.com |