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ECOLE DES BEAUX-ARTS, DU CINEMA ET DE LA CULTURE
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"Preuve par 4", scénario de Guidez Jérémie (France) jguidez@yahoo.fr 

Quatre personnage, quatre citoyens français dans une rue. Une seule nuit suffit a en faire disparaître un.

Preuve par 4 - premier

Sur le trottoir gauche, un clochard et son petit chien. En face une voiture s’arrête sur le trottoir ; deux hommes en sortent
On entend alors la voix du clochard qui chantonne.
Les deux personnages discutent en couvrant la chanson joyeuse

_Elle se conduit bien
_Et elle a de l’allure quand même !
_Pour sûr c’est une affaire mais elle tutte bien quand même

Durant le dialogue, la camera montre en détail la voiture pour revenir vers le clochard et traverser la route. Le dialogue fait place au refrain de la chanson. Arrivée au plan rapproché du clochard, la caméra opère un traveling latéral droit montrant l’amont de la route et à gauche le clochard. Les pleins phares d’une voiture éblouissent le clochard qui s’arrête de chanter ; le bruit de la voiture accélérant fait place nette. Le chien aboie. Le suivi en traveling optique avant de la voiture fini en raccord analogique sur feux arrières, on réentend les deux passionnés de voiture. La caméra se détourne de l’intersection en bas de la route pour remonter progressivement sur eux en rasant le trottoir. 

_Elle doit consommer celle la ! C’était quoi comme marque ?
_Je sais pas, j’ai pas vu 

Un bruit de talon, bâtant la mesure au rythme de la chanson précédente se fait entendre au loin ;ces talons puis ces jambes entrent progressivement dans le champs de la caméra en haut à gauche sur le trottoir d’en face

_Et celle là, t’as vu ses airbags… et çà roule pas droit en plus.
_Ouais j’connais la marque de celle la, une sus kiki
_Eh elle doit pas autant tutté que la tienne…

L’homme à qui il s’adresse se retourne face à lui. Son amie glousse et met sa main sur le cul de la voiture
_... de voiture, je parle.

Tandis que les bruits de pas se font plus intenses et plus rapprochés, la caméra reprend le chemin inverse idem au début en direction du clochard, avec le chien qui bouge dans ses bras. La vue laisse découvrir en arrière plan la jeune fille jusqu’au bas de son cou qui porte une robe rouge et l’on devine sa poitrine opulente. La caméra fait un plan serré sur le clochard parlant à son chien

_Du calme, mon petit poussin, c’est juste une femme vêtue d’un très bel écrin. Elle n’est pas pour toi, t’as trop de poils. Ha, qui sait, peut être qu’elle a un petit morceau de jambon à te donner.

Pendant le dialogue les bruits de pas s’accélèrent et deviennent irréguliers. Retour sur le plan initial avec le clochard à gauche. A droite, à coté du trottoir, les jambes de la femme passent hors champ et le clochard la poursuit du regard en se penchant un peu

_Bonsoir…eh ben, de devant elle est généreuse, de derrière un peu moins mais au fond pas du tout.

Même suivi que pour la voiture mais sur la femme. Les deux hommes reprennent la conversation.

_Je la conduirai bien celle là !
_Et moi j’vais rentrer la mienne ! Salut, dors bien.
_T’inquiètes.

La caméra revenue sur l’arrière de la voiture, les santiags du garçon de droite passent en arrière plan et la porte du garage s’ouvre, puis les santiags reviennent dans le cadre pour entrer dans la voiture .Les phares s’allument et le grondement de la voiture laisse échapper un nuage de fumée. Ecran de fumée. Fondu sur le brouillard matinal. Le garage s’ouvre et la voiture fait marche arrière. La portière conducteur s’ouvre et en sortent des chaussons ridicules « cars ».
Pendant qu’il bichonne sa voiture en sifflotant, on remarque des reflets bleus de gyrophare de voiture de policier sur la carrosserie.
Traveling jusqu’au trottoir d’en face ou l’on retrouve le  clochard par terre inerte ;bruit ambiant policier ; à coté une bougie et une pancarte où il est écrit : «  Que cette bougie te réchauffe le cœur »
De là apparaît le chien dans le plan et va pisser sur le pneu. On le suit jusqu'à l’intérieur vide du garage
Le chien soupire et va se réchauffer prés du radiateur.

Voie off : Traitons nous les hommes comme des animaux ou des voitures ?
Ouvrons les garages à ceux qui en ont besoin


Le rythme est lent ; seul le clochard est montré entièrement avec son visage pour déshumaniser les autres. La caméra est à ras du sol comme le point de vue d’une voiture.
La personnification de la voiture se confond avec celle de la femme et inversement pour dénoncer la place matérialiste et obsessionnelle de la voiture hors de son coté pratique ainsi que l’hypocrisie de leur propriétaire.
 Pour appuyer la voix off, on peut montrer des images réelles pendant le générique(sorte de zapping ou de journal télé) du mondial de l’auto, où les hommes tels des moutons de panurge se bousculent pour voir des voitures pendant que des sans logis occupent les quais de la Seine. 
La voix off ressemble a celle que l’on entend dans les spots de pub pour la prévention routière ; cette citation est choquante pour interpeller le spectateur et le faire réagir.



Quatre hommes, quatre citoyens français dans une voiture. Autant proche physiquement que loin envers leurs prochains

Preuve par quatre - second

A l’entrée de l’aéroport quelqu’un attend dans sa voiture à la place du mort. Il surveille l’horizon où les touristes sortent. Il sort de la voiture lorsque trois hommes s’avancent. L’un est grand habillé très classe et est précédé d’un autre moins grand, plus jeune ; il est habillé décontracté et tendance. Le dernier est un adolescent. L’homme qui attendait reste droit comme un piquet devant la voiture ,face à ses homologues. Il daigne remonter à sa place lorsque les autres sont assis dans la voiture. L’adolescent se place à l’arrière coté conducteur. L’homme habillé décontracté est assis à la place du chauffeur, l’homme classe est à l’arrière de la voiture coté opposé au chauffeur. Le chauffeur prend bien le temps d’installer son poste de conduite écrasant les genoux de l’adolescent.

Chauffeur

Cà va, vous êtes bien installés ?

Les deux autres à l’unisson

Très bien monsieur, merci.

Chauffeur

Ceinture s’il vous plait !

Les deux hommes ont entendu ;ils ne rétorquent pas et font semblant de bouger alors qu’ils avaient déjà mis leur ceinture lorsque le chauffeur étaient occupé a s’installer. Le conducteur démarre enfin la voiture et boucle sa ceinture. Il calle une fois et redémarre.
La voiture passe dans la rue en pleins phares où la scène du clochard qui chantonne se déroule. Retour à l’intérieur de la voiture.

Chauffeur

J’adore conduire, en même temps c’est pas étonnant parce que je viens d’avoir le permis. Faut dire aussi que je conduis bien, non ?

la camera qui fixai en portrait le conducteur tenant  à peine son volant revient à la vue d’ensemble de l’habitacle pour montrer le visage des deux autres devenus blancs ;ils s’attachent aux accessoires de la voiture lorsque l’on entend le croisement d’autres voitures, le chauffeur tient à deux mains son volant.

Chauffeur

Eh, tu sais pas conduire toi !

Le bruit de la voiture augmente et se fait plus imposant
Moi je trouve ça jouissif de conduire. Surtout quand je conduis mes parents, j’ai quand même réussi a faire dormir mon père à l’avant alors que d’habitude quand ma mère conduit il reste crispé dans son fauteuil. Faut dire aussi que ce jour là, c’est moi qui avait bu tout le café.
Le chauffeur souri et se tourne vers son compère de droite ; il lui renvoie un sourire un peu plus garni , il se met même à rire. Avant que le chauffeur retourne son regard sur la route, il jette un coup d’œil dans son rétroviseur. Il y voit son homologue concentré sur le défilement de la route ; de ce fait, son petit sourire disparaît et son regard se concentre démesurément sur la route. Il réfléchit un peu et se parle à lui même pour retrouver le chemin. Pendant ce temps là, l’homme à sa droite, revenue à son naturelle, fait les grands yeux et s’enfonce un peu plus dans son siège. L’adolescent se fait déposer. Le plan est sur la voiture en suivi. En arrière plan, on voit une grande enseigne rouge où il est inscrit « cinéma » et la rue suivante en sens interdit.
L’homme « classe »
Bon film mon garçon !
 Peu de temps après le chauffeur reprend la conversation d’un air jovial, l’expression de son voisin lui n’a pas changé.
Chauffeur 
C’est comme un poste à responsabilité et j’aime bien rendre service au gens. Et puis c’est ce que je fais le mieux, cela ressemble un peu à mon métier :conduire les gens d’un point A à un point B.  _…_
Son voisin de droite laisse échapper un gloussement ressemblant à un rire ;le chauffeur se tourne vers lui mais d’une façon rapide avec un regard noir. Le fautif se rattrape en faisant semblant de tousser et continue jusqu'à temps qu’il le croit vraiment mais il est coupé par une toux sèche et brève du chauffeur. Le passager à la place du mort tourne la tête a l’opposée de son chef. Il a le regard baissé et agite ses doigts d’un rythme entrainant sur l’accoudoir de la portière.
La caméra retourne sur le chauffeur qui enchaine trois grands coups de volant (trois plans différents et saccadés) puis un demi-tour trois temps dans une impasse (vue sur le panneau impasse en arrière plan lorsqu’il a fini sa manœuvre). Le chauffeur bouge sur son siège et se remet à l’aise.
Puis il s’arrête enfin devant l’entrée d’un restaurant, on voit en arrière plan  un grand bâtiment marqué « cinéma » en rouge, le même que précédemment. On voit l’adolescent attendre devant le restaurant. L’homme classe sort de voiture avec l’aide de son commis qui lui ouvre la portière.
       
L’homme classe

Alors, il été bien ton film ?

On entend deux claquements de portières et la voiture démarrer.

L’adolescent

Ouais, c’est l’histoire de quatre couillons qui prennent la voiture pour aller normalement deux cents mètres plus loin et durant le voyage ils s’engueulent, ils s’étripent et il en reste plus qu’un qui arrive à la bourre à son rendez-vous.

Fond noir

L’homme « classe »

Ah merde, je suis en retard !  Je l’aurais celui-là .


-     Le rythme est rapide et la majeure partie des plans est rapprochée pour inclure le spectateur dans l’habitacle.
-     Les dialogues ainsi que le jeu des acteurs sont désuets pour dérouter le spectateur et rendre les personnages pathétiques.
-     Le dialogue de fin en langage familier, sorte de résumé « choc », colle au plus prés à l’histoire pour montrer la réciprocité de ce que dénonce en partie le premier épisode. 



Quatre hommes, quatre citoyens français. L’un de se fait rejeter et pourtant ce n’est pas celui que l’on croit

Preuve par quatre – troisième


Un homme habillé classe entre dans le restaurant, dans la salle se trouve le chef cuisinier assis seul à une table en train de faire ses comptes, le cuisinier accoudé au bar avec la serveuse un peu plus loin sur sa droite ; à gauche du cuisinier une télé encrée au bar.

Chef cuisinier

Ah désolé monsieur mais on ferme.

Homme « classe »

J’avais réservé pourtant avec une femme en jupe rouge…

Chef cuisinier

Sûrement pas à cette heure ci, elle doit être partie monsieur. Allez, au revoir.

Le chef cuisinier se lève de sa table pour aller fermer la porte au nez du client qui reste devant la vitre ébahi en train de scruter l’horizon. Retour en traveling sur le chef qui se rassoit et sort du champ pour rejoindre les deux autres personnages accoudés au bar ; le temps paraît suspendu et l’on n’entend que le son de la télé qui annonce grand froid sur la région.
Echange de regard entre l’homme et la femme qui à l’air de le fixer. L’homme s’agite un peu par des regards furtifs. Sur le dernier de ces regards, la femme se lève et s’avance vers lui.
Point de vue de l’homme sur la femme qui s’avance montrant sa poitrine opulente pour enfin retourner sur un plan rapproché du visage de l’homme qui recule un peu la tête pour s’efforcer de ne pas plonger dans son décolleté. Durant ce geste, ses yeux s’écarquillent à la vue de ses seins. La jeune demoiselle ne fait qu’éteindre la télé et couper court à cette situation, elle s’en va dans la cuisine. Le jeune homme est abasourdi et rêvasse.

Chef cuisinier

Alors mon plat, il arrive. Qu’est ce que tu fais, t’attends le dégel !

Le cuisinier s’en retourne à sa cuisine où l’on voit sur les plaques de cuissons les pates sans eau. Un gros plan derrière la marmite de pâtes pour voir l’homme qui reprend ses esprits et balbutie d’une manière enfantine à la remontrance de son chef, tout en mélangeant les pâtes. Il y rajoute du beurre, du sel, du poivre et finit par un filet de bave dégoulinant de sa bouche puis mélange encore. Il va ensuite prendre un petit récipient pour partir aux toilettes de la cuisine. Son suivi se termine par l’homme de dos dans les cabinets en train de se masturber.

Cuisinier

Oh Ah …Gisèle … hou houa Gisèle encore …

Le traveling continue jusqu’aux bas de ses jambes pour amorcer un traveling latéral droit trois cabinets plus loin où l’on voit des chaussures de femme. La porte s’ouvre sur un plan américain où la jeune femme va se mettre du rouge à lèvre et poser sa boite de lingette ; on voit dans le reflet de la glace la femme se maquillant avec un sourire et sur la droite l’homme de dos en train de gémir. On passe sur le reflet de la glace en gros plan sur le visage de la femme qui sourit tout en mettant son rouge à lèvre puis se retourne vers son cabinet où elle récupère un objet (non vu sur l’écran). Elle sort du champ ; plan fixe ; l’homme se finit et passe devant le champ jusqu’à l’obstruer, en se grattant les parties génitales d’une main et de l’autre tenant son récipient remplit. Retour à la cuisine où l’homme prépare la sauce à l’aide de son récipient puis va servir le chef.

Cuisinier

Pates sauce carbonara !  Ah mais vous êtes déjà servi   

Chef cuisinier

Pates sauce tomate, Gisèle a été plus rapide que toi ! Ce n’est pas grave, tu vas manger avec moi

Cuisinier

Non merci, je n’ai pas faim.

Chef cuisinier

Assis toi je te dis, pas de gâchis ici !

Le cuisinier s’assied en vis à vis

Ma sauce est un peu froide et a un drôle de goût. Ah, toi aussi t’as un cheveu dans tes pattes. Mais tu frises on dirait.

Le cuisinier tortille ses pâtes depuis qu’il est assis
 
Mange, ca va être froid !

Plan rapproché sur le cuisinier qui avale une bouchée en baissant la tête, on découvre une tonsure dans sa chevelure raide. Ecran noir.

Voix off : La vengeance est un plat qui se mange froid et n’est on jamais mieux servi que par soi même.



Quatre personnages, une famille unie. Pour toujours on le croit …


Preuve par quatre - quatrième

_Un enfant et sa famille parcourent la galerie marchande d’un pas lent.
Sur la gauche une affiche publicitaire mettant en scène des bébés chaussures aux pieds
Suivi en traveling arrière de l’enfant qui regarde l’affiche. Devant elle, il finit inexorablement sur le cul comme s’il faisait partie de la pub.
L’enfant tourne la tête et fait des grands yeux irrésistibles et scintillants à ses parents.


Arrière plan à travers la vitre : les parents entrent dans le magasin, cela suffit a arrêter le pleurnichement du gamin ;il  entre et choisit des baskets avec des lumières aux talons qui s’illuminent quand il marche ; il les essaye en les chaussant à ses mains et applaudit. Emerveillé, il les mets tout de suite et ses parents payent.

En sortie les parents prennent de l’avance, imprégnation progressive du son enfantin venant du manège, rythmé par les pas de l’enfant (rapide au début puis temporisé ;suivi des parents).

Arrière plan du couloir du centre commercial :le manège tourne et l’on voit en détail la dorure du cheval conquérant, l’ombre de la citrouille magique, la moto dingo
 
Semblant s’arrêter presque tout le temps, il observe les lumières de ses baskets pas à pas(reflet sur le sol ;vue au dessus de l’enfant). Puis il finit par courir plus rapidement que précédemment quand il voit son père acheter un ticket. En courant, les lumières de ses nouvelles baskets finissent par s’emballer (suites des couleurs différentes) ;elles reflètent toujours sur le carrelage.

Sa mère accroupie à coté du père tend les bras et fait une tête ébahie (sourcils levés, bouche ouverte)
Sur le plan serré de la mère son expression semble figée mais l’on remarque que le manège défile au ralentie(musique est ralentie puis s’arrête), son visage passe du questionnement(sourcil relevé d’un coté, bouche semi refermé) à l’énervement(sourcil froncé bouche fermée)
Toujours au ralenti ,c’est le plan serré de l’enfant qui suit. Il commence par un visage souriant et heureux puis vient la grimace avec la tète qui part en arrière et enfin le cris lorsqu’il amorce sa chute.   

Le manège continue sa course au ralenti puis s’arrête. La stature imposante de mickey placée au centre le regarde fixement avec ses grands yeux et son sourire béant semblant le narguer. Retour sur cette séquence mais en plan large. Le début du plan commence par le profil de ce dernier, ce qui correspond à la position accroupie de la mère située au milieu à gauche de l’écran. Son esquisse correspond au déploiement de la femme. Sa face à la position debout de la marâtre qui ensuite marche vers nous à une vitesse redevenue normale et remplace peu a peu la silhouette du personnage de Disney (en fait le manège s’arrête vraiment ; vue à la première personne de l’enfant au sol)

Vue au dessus de l’enfant placé au milieu du plan : l’enfant par terre, étalé de tout son corps, redresse la tête et commence à pleurer. Crescendo d’une durée correspondant à l’approchement de la mère, le bruit émit par l’enfant entrecoupé d’inspiration atteint son paroxysme lorsque la mère entre dans le champ. Les vocalises du petit homme ne s’arrêtent pas pour autant mais c’est à cet instant que les lumières de ses chaussures s’arrêtent. La mère se remet accroupie et questionne son enfant :

«Tu t’es fait mal ?»

Le père entre dans le champs du coté opposé a sa compagne, toujours au niveau de la tête de leur fils, et le prend à bras.

Dans les bras de son père, l’enfant finit peu à peu de pleurer. Quand ses larmes ne coulent plus mais qu’elles n’ont pas encore séché sur ses joues, Il agite ses pieds, semblant à une course dans le vide. Il s’arrête et dit a son père : 

« C’est cassé, ca marche plus »

Son père lui répond : 

« Tant qu’il y aura de l’énergie dans tes piles, çà fonctionnera mon fils. Il faut juste que tu gardes les pieds par terre »

 ( vue suivie du père et son fils en contre plongée)

Le manège en arrière plan tourne normalement jusqu'à ce que les personnages sortent du champ. De là, il se met a tourner de plus en plus vite jusqu’au flou. Fondu sur le tourniquet du gosse dans la voiture . Sur un geste malencontreux, l’enfant casse son jouet et lui reste que le manche.il sanglote. La voiture accélère et l’on voit a travers la vitre le clochard sur le trottoir d’en face. Traveling optique avant sur lui.

Voix off :Le plus dur n’est pas la chute mais de se relever après

Ecran noir. On entend un bruit d’accident, les douleurs du père et de la mère mais le gémissement de l’enfant s’est arrêté



La voix off fait office de clôture et fait référence aussi à la chute des films ainsi qu’au clochard

Le manège symbolise la vie en société qui ne tourne pas rond sur le jouer de l’enfant

Le fait qu’il y est un accident décrédibilise le père et sa morale, mis en parallèle avec l’univers de Disney.

 
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